Le day trader
- Les techniques du "day trader"
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Les produits adaptés au "day trader"
- La fiscalité applicable au "day trader"
Le day trader est une personne physique effectuant une multitude d'opérations d'achats et de ventes de produits financiers lors d'une séance boursière : c'est un spéculateur. Les positions (achat, vente...) du day trader prises dans la journée sont dans l'idéal clôturées avant la fermeture des marchés, le portefeuille du day trader est ainsi uniquement composé de liquidités à la clôture des marchés.
Très développé aux Etats-Unis, le day trading est apparu en France à la fin des années 90 en pleine « bulle Internet ».
Les techniques du "day trader"
La technique consiste à réaliser de petites plus-values sur de nombreuses opérations en utilisant un fort effet de levier. Le day trader profite de la volatilité des marchés et se contente de faibles variations sur chaque transaction. Il n'hésite pas à prendre des pertes lorsque cela s'avère nécessaire.
Le day trading est une activité réservée aux investisseurs avertis.
Le day trader privilégie l'investissement à très court terme et s'intéresse peu aux informations fondamentales des sociétés (annonces de chiffre d'affaires, de marges...). Il utilise quasi exclusivement l'analyse technique.
Le day trader doit disposer d'outils adaptés pour effectuer ses transactions :
- Un ordinateur,
- Les cotations en temps réel,
- Des informations boursières en temps réel,
- Des outils graphiques en temps réel pour procéder à l'analyse technique des valeurs.
Les produits adaptés au "day trader"
Le day trader utilise de préférence les opérations bénéficiant d'un effet de levier : warrants, futures, SRD... Deux conditions doivent être réunies pour la pratique du day trading : la liquidité et la volatilité des produits financiers.
Plus une valeur est liquide (nombre de titres échangés au cours d'une journée), plus il y aura de contreparties prêtes à racheter ou à vendre les titres. Les valeurs composant le CAC 40 sont ainsi les cibles principales des day traders.
De même, plus une valeur est volatile (variations observées au cours d'une journée), plus le potentiel de plus-value sera important. La forte volatilité observée ces dernières années est ainsi à la fois la conséquence et le cause du développement du day trading.
La fiscalité applicable au "day trader"
Les plus-values sont traditionnellement imposables au taux forfaitaire de 27% (pour 2004) si le seuil de cessions de 15 000 euros est dépassé.
Cependant l'administration fiscale peut qualifier le day trading comme des opérations de bourse effectuées à titre habituel (véritable activité professionnelle). Par conséquent, le régime de taxation n'est plus celui du taux forfaitaire mais celui des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) : les plus values sont donc imposées au barème progressif de l'impôt sur le revenu, auquel il convient de rajouter les prélèvements sociaux.
L'administration fiscale apprécie le caractère « habituel » des opérations à l'aide de différents critères : le nombre d'ordres exécuté pendant l'ensemble de l'année fiscale, la régularité des opérations, les techniques de bourse utilisées et les types de produits détenus, la durée de détention des titres en portefeuille.