Lionel AUBOIN Professionnel indépendant, conseil et services en Finance de Marché - Asset Management - Capital Markets <div style="font-family: Arial,sans-serif;" class="Section1"><h1>L'obligation<p /></h1><ul type="disc"><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><span style="color: windowtext;"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_Qu'est-ce_qu'une_obligation">Qu'est-ce qu'une obligation ?</a></span></li><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><span style="color: windowtext;"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_Les_caract%C3%A9ristiques_de">Les caractéristiques de l'obligation</a></span></li><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_La_cotation_des">La cotation des obligations</a></li><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><span style="color: windowtext;"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_L'%C3%A9mission_obligataire">L'émission obligataire</a></span></li><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_Int%C3%A9r%C3%AAt_d'un_emprunt">Intérêt d'un emprunt obligataire par rapport à un emprunt bancaire</a></li><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><span style="color: windowtext;"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_Cons%C3%A9quence_d'un_emprunt">Conséquence d'un emprunt obligataire dans les comptes d'une entreprise</a></span></li><li value="0" style="color: blue;" class="MsoNormal"><a href="mhtml:file://D:\formation\L'obligation.mht#_Risques_li%C3%A9s_aux">Risques liés aux obligations</a> </li><p /></ul><h2><a name="a1" id="a1"></a><a name="_Qu'est-ce_qu'une_obligation"></a>Qu'est-ce qu'une obligation ?<p /></h2><p>Les sociétés cotées disposent de deux leviers d'endettement : le prêt classique auprès de leurs banques et l'émission obligataire.</p><p /><p /><p><strong>L'obligation est un emprunt souscrit auprès d'investisseurs.</strong> L'émission obligataire consiste, pour une entreprise, à lever des fonds sur les marchés financiers auprès d'investisseurs. En contrepartie de l'apport de ces fonds, les investisseurs deviennent propriétaires de titres de créances, les obligations, qui matérialisent leur engagement.</p><p /><p /><p><strong>Les obligations sans risque : les obligations d'Etat</strong>. En raison <span class="GramE">de la garanties apportées</span> par les Etats, les obligations d'Etat sont considérées comme des placements sans risque. En France, il s'agit des OAT (Obligation Assimilable du Trésor), en Allemagne, les Bund et aux Etats-Unis les T-Bonds, (<span class="SpellE">Treasury</span> Bonds).</p><p /><p /><p>Le niveau des taux d'intérêt des banques centrales constitue alors le taux sans risque qui sert de référence à la mesure du risque. Ce risque est matérialisé par le <span class="SpellE"><em>spread</em></span>, écart entre le taux de rendement actuariel et le taux des OAT par exemple (sous réserve de maturité comparable).</p><p /><p /><p>A la différence d'un prêt bancaire classique, les obligations sont, dans leur grande majorité, négociables en bourse. Elles sont donc identifiées par un <u>code ISIN</u> pour les obligations cotées sur les marchés français.</p><p /><p /><h2><a name="a2" id="a2"></a><a name="_Les_caractéristiques_de"></a>Les caractéristiques de l'obligation<p /></h2><p>Pour chaque obligation sont précisées les modalités de remboursement et le mode de rémunération de l'investisseur. L'émetteur précisera les éléments suivants lors d'une émission obligataire :</p><p /><p /><ul type="disc"><li value="0" class="MsoNormal"><strong>Le montant</strong> : montant des fonds levés par l'émetteur. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>La valeur nominale</strong> : montant de la créance. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>Le prix d'émission</strong> : montant à débourser par l'investisseur pour devenir propriétaire de l'obligation. Un prix d'émission égal au pair, signifie que le prix d'émission est égal à la valeur nominale. Le prix d'émission peut également être supérieur (ou inférieure) au prix démission. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>La date de règlement</strong> : date de versement des fonds prêtés par l'investisseur. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>La date de jouissance</strong> : date à partir de laquelle courent les intérêts. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>La durée de l'emprunt</strong> : période qui sépare l'émission du remboursement de l'emprunt. On parle de maturité de l'obligation. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>L'amortissement de l'emprunt</strong> : il existe plusieurs formes de remboursement d'une obligation, constante, variable… Le remboursement in fine correspond à un remboursement à l'issue l'échéance de l'obligation. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>L'intérêt annuel</strong> : pour les obligations, le coupon équivaut aux intérêts d'un prêt bancaire classique. Il existe des obligations à taux fixes et à taux variables comme pour les prêts bancaires. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>La périodicité :</strong> fréquence de paiement des coupons. Les obligations dites à coupon zéro prévoient le paiement des coupons à l'échéance de l'obligation. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>Le taux de rendement actuariel</strong> : il mesure pour l'investisseur, le taux de rentabilité de son placement sous condition qu'il conserve l'obligation jusqu'à son échéance et que les coupons <span class="GramE">soient</span> réinvestis dans les mêmes conditions. <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><strong>Le rating</strong> : il est attribué par les agences de notations financières, Moody's, Standard&<span class="SpellE">Poor's</span> ou <span class="SpellE">Fitch</span>. Il mesure le risque de défaut de l'émetteur et détermine le montant du taux d'intérêt de l'émission obligataire. <em>cf. Les agences de notation</em> <p /></li></ul><h2><a name="a3" id="a3"></a><a name="_La_cotation_des"></a>La cotation des obligations<p /></h2><p>La quasi-totalité des obligations - OAT, obligations du secteur public (ex. EDF) et du secteur privé - sont cotées en bourse. La cotation d'une obligation, telle qu'elle est présentée dans la presse, comporte deux éléments : le cours du jour et le coupon couru.</p><p /><p /><h3>Cours du jour<p /></h3><p>La cotation des obligations est exprimée en pourcentage de telle sorte qu'il est possible de comparer des obligations de valeur différentes :</p><p /><p /><ul type="disc"><li value="0" class="MsoNormal">Une obligation ayant un nominal 4 000 euros et une valeur 3 590 euros, cotera 89.75% (3 590/4 000x100). <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">Une obligation ayant un nominal 200 euros, de valeur 190 euros, cotera 95% (190/200x100). Le symbole % n'est pas systématiquement précisé. <p /></li></ul><p>Le cours du jour exclut le montant du coupon couru.</p><p /><p /><h3>Coupon couru<p /></h3><p>Le coupon couru correspond à la fraction de l'intérêt annuel écoulé. Le montant du coupon couru est coté séparément de façon à éviter que le cours de l'obligation soit gonflé du montant du coupon à percevoir. Le coupon couru est également exprimé en %. Le symbole % n'est pas systématiquement précisé.</p><p /><p /><p class="MsoNormal"><strong>Attention : le prix payé lors d'un passage d'ordre via un intermédiaire financier inclut le cours du jour et le coupon couru.</strong> Idem pour les derniers cours cotés et les meilleures limites.</p><p /><p /><h2><a name="a4" id="a4"></a><a name="_L'émission_obligataire"></a>L'émission obligataire<p /></h2><p>Les obligations sont émises sur le Marché Primaire, c'est à dire le marché sur lequel se retrouvent les préteurs et les emprunteurs. Par la suite, les obligations sont négociées (achetées, vendues) sur le Marché Secondaire, c'est à dire le compartiment de la Bourse sur lequel les titres sont cotés.</p><p /><p /><p>Lorsqu'une société souhaite lancer un emprunt obligataire, elle s'adresse à une ou plusieurs banques (appelés banques chefs de file) qui vont monter l'opération sur le marché primaire. Plus un établissement <span class="GramE">bancaire possède</span> un large réseau de clientèle (fonds de pension, OPCVM, industriels…), meilleure sera sa capacité à "placer" un emprunt obligataire.</p><p /><p /><p>Lorsque le Trésor Public organise une émission pour le compte de l'Etat, il s'adresse aux Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT). Les SVT sont des établissements bancaires habilités par l'Etat à participer aux adjudications (procédé d'émission d'obligations) du Trésor Public. Ces banques peuvent par la suite placer les titres qu'elles ont obtenus auprès de leur clientèle.</p><p /><p /><h3>Qui sont les émetteurs :<p /></h3><ul type="disc"><li value="0" class="MsoNormal">les Etats et les établissements publics, <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">les organismes supranationaux (Banque mondiale, FMI…), <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">les banques, <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">les entreprises cotées. <p /></li></ul><h3>Qui sont les souscripteurs :<p /></h3><ul type="disc"><li value="0" class="MsoNormal"><u>les institutionnels</u> (<u>OPCVM</u>, fonds de pension, caisses de retraite), <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">les banques (pour placer leurs excédents), <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">les entreprises (pour placer leur trésorerie), <p /></li><li value="0" class="MsoNormal"><u>les particuliers</u> (généralement à travers les OPCVM). <p /></li></ul><h2><a name="a5" id="a5"></a><a name="_Intérêt_d'un_emprunt"></a>Intérêt d'un emprunt obligataire par rapport à un emprunt bancaire<p /></h2><p>Pour <span class="GramE">l'<strong>emprunteur</strong>(</span>l'émetteur de l'obligation), l'appel au marché pour lever des fonds permet :</p><p /><p /><ul type="disc"><li value="0" class="MsoNormal">de diversifier ses sources de financement, <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">de diminuer, si son rating est élevé, le coût de l'emprunt, <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">d'accéder à un financement, mais avec un taux élevé (mauvais rating), lorsque les banques sont réticentes à ouvrir une ligne de crédit. <p /></li></ul><p>Pour le <strong>préteur</strong>, souscrire à une émission obligataire permet :</p><p /><p /><ul type="disc"><li value="0" class="MsoNormal">de profiter d'un rendement généralement supérieur à un placement bancaire, <p /></li><li value="0" class="MsoNormal">de récupérer son capital, si nécessaire, en cédant ses titres sur le marché, sans attendre l'échéance. <p /></li></ul><h2><a name="a6" id="a6"></a><a name="_Conséquence_d'un_emprunt"></a>Conséquence d'un emprunt obligataire dans les comptes d'une entreprise<p /></h2><h3>Obligations classiques<p /></h3><p>Les fonds levés par le biais d'une émission obligataire classique sont considérés comme un emprunt et viennent alourdir le taux d'endettement net de la société.</p><p /><p /><h3>Obligations convertibles, échangeables ou remboursables en actions<p /></h3><p>En fonction de la probabilité de la réalisation de l'option (c'est à dire de la conversion des obligations en actions), il est possible de considérer les capitaux levés comme des fonds propres plutôt qu'un emprunt.</p><p /><p /><h2><a name="a7" id="a7"></a><a name="_Risques_liés_aux"></a>Risques liés aux obligations<p /></h2><p>Les <strong>obligations</strong> sont généralement <strong>moins volatiles</strong> que les actions car leur cours n'est pas lié aux résultats de la société émettrice (sauf dans le cas des obligations convertibles qui évoluent comme des actions lorsque le cours de l'action est supérieur au cours de conversion), le taux d'intérêt étant connu à l'avance. Néanmoins, cela ne signifie pas que les obligations sont dénuées de risques.</p><p /><p /><p>Les risques associés à une obligation dépendent des taux d'intérêt, des caractéristiques du titre ainsi que de la qualité de l'émetteur.</p><p /><p /><p>Il existe des indicateurs (sensibilité et <span class="SpellE">duration</span>) qui permettent de se faire une idée du risque d'une obligation.</p><p /><p /><h3>La sensibilité<p /></h3><p>Cet indicateur mesure la variation du cours d'une obligation pour une variation donnée des taux d'intérêts. Il a donc un impact sur le capital.</p><p /><p /><p>La sensibilité des obligations à taux variable ou révisable est plus faible que celle des obligations à taux fixe.</p><p /><p /><p class="MsoNormal">Exemple : Soit une OAT d'échéance 2010, de rendement actuariel 4.06%, de cours 111.44 (% du nominal) et de sensibilité 5.93, si les taux d'intérêt augmentent de 1% alors le cours de l'OAT diminuera de 5.93%.</p><p /><p /><h3>La <span class="SpellE">Duration</span><p /></h3><p>Elle correspond à la période minimale de détention de l'obligation pour que la rentabilité des fonds investis ne soit pas affectée par les variations de taux d'intérêt.</p><p /><p /><p class="MsoNormal"><em>Exemple : </em>L'OAT de l'exemple précédent possède une <span class="SpellE">duration</span> de 7.2. Cela signifie que le détenteur est assuré de faire une performance positive (coupon + capital), quelle que soit l'évolution des taux d'intérêt, s'il conserve le titre pendant au moins 7.2 ans.</p><p /><p /><h3>Le risque de contrepartie<p /></h3><p>Le remboursement de l'obligation à l'échéance dépend de la solvabilité financière de l'émetteur. En cas de difficulté financière (ou de faillite) de la société émettrice, le détenteur de l'obligation peut perdre une partie ou la totalité de son investissement, car il a un statut de créancier non privilégié. Ce <strong>risque est noté</strong> par <u>les agences de rating</u> (Standard & <span class="SpellE">Poor's</span>, Moody's, <span class="SpellE">Fitch</span>). Plus le risque est important, plus le taux d'intérêt de l'obligation devra être élevé pour attirer les souscripteurs.</p></div>
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